Vous avez vu la photo cent fois : le camion vintage dans le parc, les guirlandes, les invités debout, burger à la main, et un devis deux fois plus léger que celui du traiteur. Puis le domaine répond : « nous travaillons exclusivement avec notre traiteur ». Le food truck de mariage n'est pas un traiteur moins cher, c'est un traiteur incomplet. Il ne devient une bonne affaire que si le lieu dit oui, si la cadence tient le nombre d'invités, et si vous budgétez tout ce que le camion ne fait pas.
Condition 1 : le lieu doit dire oui (et pouvoir accueillir le camion)
La clause qui tue, avant même le menu
Environ 1 fiche de lieu sur 6 seulement évoque la restauration : partout ailleurs, la règle se découvre au contrat. Et quand un lieu en parle, il vante son propre traiteur plus de dix fois plus souvent qu'un traiteur libre. Le silence du site ne vaut donc jamais autorisation. Posez la question par écrit, et lisez ce que cache un traiteur imposé par le lieu.
Sur terrain privé, aucune autorisation municipale : l'accord écrit du propriétaire fait foi. Un lieu qui accepte se rattrape souvent sur les boissons, droit de bouchon à l'appui : 3 à 10 € la bouteille, dégressif au volume. Les frais de « traiteur extérieur », eux, n'ont aucun barème public : faites chiffrer la clause noir sur blanc.
Le camion doit physiquement arriver jusqu'à vos invités
Comptez 20 mètres maximum entre camion et zone de service, un sol plan et stable, et une prise 32 A ou un groupe électrogène (rarement inclus dans le devis initial). L'espace manque rarement : près de 9 lieux sur 10 offrent un extérieur exploitable. L'accès, souvent : moins d'un lieu sur quatre mentionne un parking. Testez le trajet du camion sur place, la liste des points à vérifier pendant la visite du lieu en main, ou ciblez d'emblée .



